GÉNÉRALITÉS SUR LA FINANCE DE L’ENTREPRISE
Ø
Domaine de la finance de
l’entreprise.
Ø
Circuit financier et
création de la valeur.
Ø
L’importance du diagnostic
financier.
I.
Domaine de la finance de l’entreprise :
La
mondialisation des marchés de la concurrence, évolution des besoins et des
habitudes de consommation, innovations technologiques, … Face à ces défis,
l’entreprise doit adopter de façon régulière son mode d’organisation et
d’action. La finance occupe actuellement une place centrale dans les différents
aspects de la vie économique du fait que la plupart des décisions et des
événements, vécus par tout agent économique, ont une traduction financière.
On parle,
en général, de finance d’entreprise pour couvrir un ensemble de démarches et
disciplines dont l’objet est le phénomène de finance. Autrement dit, sont
sensées appartenir au domaine de la finance d’entreprise, toutes opérations et
tâches liés d’une part à la levé des fonds nécessaires au développement de
l’entreprise et d’autre part au centrale de la conformité de l’usage de ces
fonds aux objectifs de l’entreprise.
Les axes prioritaires de la finance d’entreprise :
La communication pédagogique : Comprendre l’évolution et
les attentes des marchés financiers (celle des actionnaires) et les faire
partager.
·
La liaison entre stratégie
et finance.
·
Un système de contrôle de
gestion simple.
·
La gestion des risques
financiers à moyen et à long terme.
La fonction
financière au sein de l’entreprise est considérée comme l’appareil
organisationnel chargé de la gestion financière.
Alors qu’est-ce que la gestion financière ?
« La
gestion financière consiste en un certain nombre de décisions qui sont des
décisions préstratégiques de politique financière et des choix d’investissement
jusqu’à celles purement technique de gestion de trésorerie mais dans tout les
cas la démarche financière est semblable, il s’agit d’améliorer la rentabilité
de l’entreprise tout en contrôlant son risque.
Efficacité et
Efficience :
·
L’efficacité implique la
réalisation d’objectif.
·
L’efficience implique la
réalisation de l’objectif mais à quel prix.
Diagnostic financier et diagnostic d’ensemble : diagnostic
financier constitue un volet important du diagnostic d’ensemble.
·
Rôle d’information et de
communication.
·
Comprendre l’évolution
passée de l’entreprise.
·
Juger son potentiel de
développement.
·
Contraintes majeurs de
l’analyse financiers.
·
La maximisation de l’analyse
financière.
·
Les préoccupations de la
solvabilité.
Le raisonnement
financier :
Son
objectif est la création de la valeur et donc l’enrichissement des actionnaires.
Ses dimensions : la rentabilité et le risque. Ces deux dimensions
conditionnent l’ensemble des décisions financières.
I.
Les cycles financiers :
1.
Le cycle d’investissement :
L’investissement
est toutes dépenses qui conduisent à l’acquisition ou à la création d’un actif
en vue de créer de la valeur.
Le cycle
d’investissement désigne toutes les opérations relatives à l’acquisition ou à
la création de moyens ou de produits corporels, incorporels ou financiers. Il
englobe également les moyens d’exploitation qui sont accessoires à
l’investissement principal. Le cycle d’investissement est par définition un
cycle long.
2.
Le cycle de financement :
Il
correspond aux opérations de financement du cycle d’investissement.
La décision
d’augmenter le capital ou de contracter un emprunt fixe la structure de
financement de l’entreprise pour plusieurs années, il s’agit donc de ressources
stables.
Les
ressources et les emplois longs sont qualifiés d’acycliques. En réalité, ce
n’est vrai que dans le court terme. Le financement et l’investissement sont
soumis à des cycles mais il s’agit de cycle de longue durée.
LES DÉCISIONS D’INVESTISSEMENT DANS L’ENTREPRISE
La politique
de croissance et de la continuité de l’entreprise repose sur l’acquisition du
capital fixe de production et de commercialisation ce qui se traduit
financièrement par l’affection des ressources à des emplois à long terme. La
décision d’investir ou d’immobiliser des capitaux à long terme est une décision
importante se caractérisant par un manque de flexibilité.
L’investissement
engage l’entreprise sur une long période, la plupart des décisions
d’investissement sont irréversibles. La décision d’investissement influence et
détermine, dans une large mesure, la classe de risque et la rentabilité de
l’entreprise.
Dans ce
contente, le gestionnaire doit optimiser l’utilisation des ressources de
l’entreprise de façon à n’accepter que les projets qui sont susceptibles
d’augmenter la valeur de l’entreprise et par conséquent contribuer à maximiser
la richesse des actionnaires.
I.
Les différents types d’investissement :
L’investissement
c’est « l’échange d’une somme d’argent présente et certaine contre l’espérance
des revenus futurs étalés dans le temps ».
Différentes
catégories peuvent être distinguées en fonction de la nature ou l’objet
lié à la nature de l’entreprise.
Selon l’objet, on peut
distinguer quelques catégories :
Les investissements de remplacement : sont
destinés à renouveler les actifs productifs usés ou obsolètes afin de maintenir
le potentiel productif de l’entreprise.
Les investissements d’expansion
(croissance) : qui permettent à l’entreprise d’accroître la capacité
de production et de commercialisation des produits existants.
L’investissement de productivité : les
investissements de productivité visent à réduire les coûts unitaires ou à
augmenter les niveaux de production, ils se combinent généralement avec
l’investissement de remplacement.
L’investissement stratégique : à
caractère défensif ou offensif.
Selon la nature, on
distingue :
L’investissement commercial :
il comprend tout ce qui concoure au positionnement de produit ainsi que
dans le développement de ses ventes.
L’investissement financier : concerne
l’acquisition des titres financiers afin d’obtenir un revenu.
L’investissement immatériel : comprend
essentiellement les dépenses en capital humain et les dépenses liées à la
recherche et au développement.
Selon l’échelonnement des flux
financiers :
o Point input / Point output.
o Continuous input / Point output.
o Point input / Continuous output.
o Continuous input / Continuous output.
II.
Les étapes de la décision d’investissement :
L’investissement
est un processus décisionnel qui se déroule en plusieurs étapes :
1.
La conception du projet :
C’est une
étape intellectuelle, une réflexion sur l’entreprise, son environnement, ses
objectifs et ses résultats qui appellent à prendre conscience d’un problème et
à proposer des solutions.
La
créativité, l’imagination joue aussi un rôle essentiel de déclanchement de
processus d’investissement en formulant un ensemble de proposition concernant
la vente de produits nouveaux et de services originaux.
2.
La présélection :
Le bon
sens, l’intuition et l’expérience restent à ce stade le meilleur moyen pour
éliminer les propositions irréalisables ou non rentables.
3.
L’étude du projet présélectionné :
C’est
l’étude de faisabilité, cette étape concerne toutes les fonctions et touts les
services de l’entreprise.
a.
L’étude commerciale :
Elle est
sans doute la plus importante, la rentabilité d’un projet est essentiellement
fonction du chiffre d’affaires réalisé, il s’agit de déterminer le prix de
vente possible, d’évaluer les quantités que l’entreprise peut écouler de
définir la politique de distribution et de communication tout en tenant compte
des contraintes internes et externes de l’entreprise.
b.
L’étude technico-économique :
·
Coût d’exploitation (charges
fixes, charges variables, …).
·
Montant des investissements
nécessaires.
·
Les besoins en personnel
(qualification et le nombre).
c.
L’étude de personnel :
Consiste à
prévoir les besoins en personnel ainsi que les plans de formation et les
notifications éventuelles de l’organigramme existent.
d.
L’étude de financement :
Dans cette
phase préparatoire à la prise de décision, les services financiers procèdent à
l’examen de différentes sources de financement existantes et déterminent :
Ø Le montant de l’autofinancement disponible.
Ø Les possibilités de l’emprunt à long et moyen terme.
Ø Le recoure éventuelle à l’augmentation du capital.
Ø Le coût des capitaux.
Cette étude
fixe les grandes options de financement, le plan définitif ne sera arrêté
qu’après avoir sélectionner le projet qui sera réalisé.
4.
Sélection et financement :
Il y a lieu
de choisir le projet qu’après étude, où se révèle le projet le plus rentable et
celui le pus confort à la stratégie de l’entreprise.
5.
Réalisation, suivi, contrôle :
La décision
d’investissement est prise, il est important de planifier en termes de temps la
réalisation du projet ainsi que la date de lancement de l’activité. Un suivi
étroit de la réalisation du projet est donc nécessaire.
III.
Les paramètres déterminants de la décision
d’investissement :
o La dépense d’investissement «
».
o Les cash-flows
prévisionnels.
o Le taux d’actualisation.
o La durée de vie.
o La valeur résiduelle.
1. La dépense
d’investissement :
: C’est le
montant des dépenses que l’entreprise consacre à la réalisation d’un projet
d’investissement. Il comprend :
·
Les frais d’étude et de recherche
technique et commerciale.
·
Les frais de formation
personnelle.
·
Le coût total d’acquisition
des immobilisations corporelles.
·
Le coût d’acquisition des
immobilisations incorporelles.
·
Le besoin de financement
d’exploitation (BFE) induit par investissement.
a.
Les problèmes posés pour l’évaluation du Capital :
1)
Les aspects
fiscaux :
Les dépenses d’investissement inscrites dans le compte de
résultats réduisant la base imposable et permettent donc de réaliser une
économie d’impôt sur les bénéfices.
2)
Le coût d’opportunité :
Pour certains projets d’investissement, l’entreprise peut
utiliser une immobilisation déjà existante dans le patrimoine de l’entreprise
(exemple : construire un locale sur un terrain qui appartient déjà à
l’entreprise). Ca sera une erreur de compter pour 0 DH les actifs nécessaires à
la réalisation de cet investissement même en l’absence de sortie de fond, ce
qui reviendra à sous-estimer le capital investi et donc à surévaluer la
rentabilité prévisionnel.
Il faut se relancer à vendre le terrain par exemple et de
l’utiliser pour la construction de locale. L’entreprise refuse immédiatement
une liquidité immédiate contre un revenu futur c’est le coût d’opportunité.
2. Les cash-flows
prévisionnels (C.F)
Les cash-flows prévisionnels correspondent au flux de
trésorerie net engendré chaque année par l’exploitation du projet, leur
détermination se fait au niveau du compte de produits et charges prévisionnels.
·
La synthèse des
flux :
3. Le taux
d’actualisation :
L’actualisation permet de transformer en DH d’aujourd’hui
les différents flux monétaires du projet et les rendre comparables.
Le taux d’actualisation correspond au taux choisi par
l’investisseur, ce taux peut être rapproché par un coût d’opportunité du
capital ou par le coût majeur pondéré du capital utilisé par l’entreprise.
4. La durée de
vie :
La durée de vie économique de l’investissement est la
période pendant laquelle l’investissement permettra d’obtenir des revenus.
5. La valeur
résiduelle :
La valeur finale à la fin de la durée de vie économique des
différents éléments investis lors de la réalisation du projet. C’est un revenu
supplémentaire qui s’ajoute au cash-flow de la dernière année.
LES CRITÈRES DE CHOIX D’UN PROJET
D’INVESTISSEMENT
La notion des cash-flows :
o Le délai de
récupération.
o La valeur actuelle
nette.
o Le taux de
rendement interne.
o L’indice de
profitabilité.
I.
Le délai de
récupération D.R :
Le délai de récupération est le temps nécessaire pour que
l’entreprise récupère l’investissement initial grâce aux rentrées nettes de
trésorerie résultats du projet.
Il se calcule à travers le cumul des cash-flows actualisés
annuelles dégagés par l’investissement jusqu’à ce que le résultat devienne
supérieur ou égale au capital investi.
Plus le délai de récupération est court, plus
l’investissement est intéressant. Donc le critère de délai de récupération est
bien adopté pour le choix d’un projet quand il est difficile de faire les
prévisions à plus de 3 ou 4 ans.
En règle générale, il vaut mieux ne pas utiliser uniquement
le critère de délai de récupération qui ne donne pas une mesure de la
rentabilité des projets.
II.
La valeur
actuelle nette (VAN) :
La valeur actuelle nette correspond à l’excédent des
cash-flows actualisés sur le montant du capital investi.
§ D₀ : Dépenses d’investissement.
§ CF : Cash-flows annuel à la date « t ».
§ r : Taux d’actualisation.
§ n : La durée de vie.
Si la valeur actuelle nette est positive, cela n’implique
que le projet est rentable parce que :
o La dépense
d’investissement est récupérée par les flux de revenu.
o Ces mêmes flux permettent
la rémunération du capital investi au taux « r » (taux
d’actualisation).
o Il reste un surplus
appelé VAN (valeur actuelle nette) qui revient à l’entreprise et donc un
investissement est d’autant plus intéressant que sa VAN est plus grande.
III.
Indice de
profitabilité (IP) :
L’indice de profitabilité mesure la rentabilité des
cash-flows actualisés par rapport à la dépense d’investissement réalisée.
Il mesure l’avantage induit par un délai de récupération
(DR) de capital investi.
Pour qu’un investissement soit acceptable, il faut que son
indice de profitabilité (IP) soit supérieur à 1.
Plus l’indice est grand, plus l’investissement est
important.
IV.
Le taux de
rentabilité interne (TRI) :
Le taux rentabilité interne est le taux « r » qui
rend la valeur actuelle des cash-flows égale à celle de la dépense
d’investissement.
Le taux de rentabilité interne est déterminé par itération
successif qui consiste à choisir un taux et à calculer la valeur actuelle nette
(VAN). Si celle-ci est positive, on augmente le taux pris, et on calcule une
autre VAN négative de façon à déterminer le TRI par interpolation qui est égale
au taux pour lequel la VAN est nulle.
Exercice 1 :
Soit un projet
d’investissement de 10.000 DH permettant d’obtenir des cash-flows de :
·
Année
1 : 3.000 DH
·
Année
2 : 4.000 DH
·
Année
3 : 5.000 DH
·
Année
4 : 2.000 DH
Le taux d’actualisation est de 10%.
1)
Calculez
la VAN.
2)
Calculez
l’IP ?
Corrigé :
1)
La
VAN est :
1)
L’IP est :
Exercice 2 :
Un investissement « X » de 150.000 DH dont la
durée économique est de 4 ans, permet d’obtenir les cash-flows suivants :
·
Année
1 : 40.000 DH
·
Année
2 : 70.000 DH
·
Année
3 : 80.000 DH
·
Année
4 : 60.000 DH
Le taux d’actualisation est de 13%.
1)
Calculez
la VAN du projet.
2)
Le
projet est-il acceptable à un taux de 20% ?
3)
Détermine
le TRI de l’investissement.
Corrigé :
1)
La
VAN du projet est :
Le projet est donc rentable.
2)
Le
projet est-il acceptable à un taux de 20% ?
Le projet est rentable à 20%.
3)
On
calcule TRI par itération :
On calcule VAN au taux de 23%.
20% + 7.175
X 0
23% - 2006
C’est le taux pour lequel la VAN est nulle. Pour que le
projet soit acceptable, il faut que le taux de rentabilité minimum exigé par
l’investisseur soit supérieur à 22,34%.
Exercice 3 :
Soit un projet d’investissement dont les caractéristiques
sont :
·
Dépenses
d’investissement : 180.000 DH
·
Cash-flows
généré annuellement : 60.000 DH
·
Durée :
5 ans
Calculez le TRI de cet investissement et le comparez avec un
autre projet dont les dépenses d’investissement est de 227.500 DH, les
cash-flows sont de 70.000 DH et la durée de 5 ans.
Corrigé :
·
Projet
1 :
D’après la table financière (table 4) :
Dans la table 4, on cherche le TRI dont la durée est de 5
ans et la valeur actuelle est de 3.
D’après la table 4, le TRI est de 20%.
·
Projet
2 :
D’après la table 4, le TRI est de 16,25%.
Commentaire : le
projet 1 sera retenu parce qu’il un taux supérieur à celui du projet 2.
Note : Le délai de récupération est calculé quand il y a une
visibilité de cash-flows où l’entrepreneur veut récupérer son capital.
Exercice 4 :
Soit deux projets d’investissement dont le coût initial est
identique 60 millions. Le cash-flow du projet 1 est de 20 millions pendant 4
ans. Le projet 2 est de 10 millions en année 1 et 2, 30 millions en année 3 et
de 40 millions en année 4.
Comparez les deux projets en calculant le délai de
récupération du Capital au taux 10% et au taux 20% et en calculant le TRI.
Corrigé :
Exercice 5 :
L’analyse d’un projet d’investissement comporte :
·
Des
dépenses d’investissement de 10.000 DH engagé en totalité à la date
« 0 » et amortissable en linéaire sur 5 ans.
·
Une
variation de BFR négligeable.
·
Un
chiffre d’affaires :
o Année 1 :
1.000 DH
o Année 2 :
1.100 DH
o Année 3 :
1.210 DH
o Année 4 :
1.331 DH
o Année 5 :
1.464 DH
·
Des
charges Variables de 60% du chiffre d’affaires.
·
Des
charges fixes évaluées à 200 DH hors amortissement.
·
Une
valeur résiduelle égale à 12,24 nette d’impôt.
·
Un
taux de rentabilité minimum exigé de 10%.
·
Un
taux d’impôt de 30%.
1)
Déterminez
les cash-flows.
2)
Calculez
la VAN et l’IP du projet.
Corrigé :
|
Éléments
|
1
|
2
|
3
|
4
|
5
|
|
Chiffre d’affaire
Charges fixes
Charges variables
Amortissement
|
1.000
200 600 200 |
1.100
200 660 200 |
1.210
200 726 200 |
1.331
200 798,6 200 |
1.464
200 878,4 200 |
|
Résultat avant l’impôt
- Impôt sur la société (IS)
|
0
0 |
40
12 |
84
25,2
|
132,6
39,72 |
185,6
55,68 |
|
Résultat net
|
0
|
28
|
58,8
|
92,68
|
129,92
|
|
Cash-flows
|
200
|
228
|
258,8
|
292,68
|
329,92
|
Cash-flows (5 année) = 329,92 + 12,24 = 342,16
Donc le projet n’est pas rentable parce qu’un dirham investi
nous perdre 0,97 DH.
LA
DECISION DE FINANCEMENT
Une fois le choix du projet d’investissement est effectué,
il reste bien souvent pour l’entreprise à déterminer le meilleur mode de
financement.
Les entreprises ont des possibilités nombreuses et variées
pour se financer mais la connaissance, des caractéristiques des différentes
possibilités de financement, est essentielle pour optimiser le couple
rentabilité/risque.
Le choix définitif va ainsi porter sur le financement le
moins coûteux en le tenant compte dans nos calculs de l’impact de la fiscalité.
Principales sources de financement :
I.
Le financement
par fonds propres :
w
L’autofinancement.
w
L’augmentation
du Capital.
1.
L’autofinancement :
L’autofinancement présente le surplus monétaire généré par
l’entreprise et conservé durablement pour assurer le financement de ses
activités.
Le niveau de cette ressource est fonction de la CAF et de sa
politique de dividendes.
L’autofinancement permet :
·
Le
financement de l’actif économique (Ensemble des immobilisations + BFR).
·
Le
remboursement de dettes financières.
·
D’accroître
la capacité d’endettement.
·
Calcule
de ratio de remboursement de la dette calculé d'après la CAF, plus la CAF est
importante, plus le ratio est important.
L’autofinancement (n) = CAF (n) – Dividendes
distribuées au cours de l’exercice (n)
Rappel :
Le CAF nous permet de :
·
Rémunérer
les associés.
·
Renouveler
et accroître les investissements.
·
Rembourser
les emprunts.
·
Financer
l’accroissement du BFR.
·
Mesurer
l’indépendance financière de l’entreprise.
Le CAF est la différence entre les produits encaissables et
les charges décaissables.
CAF = résultat net + dotation de l’exercice (autres que
celles relatives au actif et passif circulant de trésorerie) – reprise sur
amortissement et sur provision (autres que celles relatives au actif et passif
et à la trésorerie) + valeurs nettes d’amortissement des immobilisations cédées
– produits de cession d’immobilisation.
Le CAF est un indicateur potentiel de la capacité de
l’entreprise à générer des flux par sa propre activité, elle ne prend pas en
compte les décalages financiers et les variations de stocks.
Le CAF est un flux de fonds et non un flux de trésorerie.
L’autofinancement est une ressource potentielle, ce
n’est pas la trésorerie.
Deux composantes au sein de l’autofinancement :
o L’autofinancement
de maintien.
o L’autofinancement
de croissance.
L’autofinancement
de maintien permet, de
renouveler le potentiel de production c’est le rôle de l’amortissement, et de
faire face au risque de dépréciation d’actif c’est le rôle des provisions.
L’autofinancement de croissance = l’autofinancement total –
l’autofinancement de maintien
L’autofinancement
de croissance permet de couvrir
les besoins liés à l’expansion de l’entreprise (c’est le rôle des bénéfices
misent en réserve).
2.
L’augmentation du
Capital :
On a 4 procédés :
·
Par
un rapport espèce.
·
Par
des apports en nature.
·
Par
incorporation des réserves.
·
Par
transformation des dettes en Capital.
a.
Par un apport en
numéraire :
Il revient à émettre de nouvelles actions contre un apport
d’argent à l’entreprise.
Cette augmentation du Capital est accompagnée d’un droit de
souscription préférentielle qui consiste à accorder aux anciens actionnaires
une priorité pour souscrire de nouvelles émissions d’actions.
b.
Par des apports
en nature :
Les apports en nature se traduisent par des apports soit
d’actif immobilisé, soit d’actif circulant.
c.
Par incorporation
des réserves :
Qui consiste à prélever dans les réserves pour accroître le
Capital en échange l’actionnaire reçoit des actions gratuites et le porté de
telles augmentations et de consolidation le Capital social.
d.
Par
transformation des dettes en Capital :
Ce procédé fait passer le préteur d’un statut de créancier à
un statut d’actionnaire, elle consolide en conséquence la structure financière
et améliore la capacité d’endettement de l’entreprise.
II.
Le financement
par endettement à long terme :
1.
L’emprunt
classique auprès des établissements de crédit :
Ses caractéristiques :
·
Le
montant.
·
La
durée.
·
Le
taux d’intérêt.
·
Les
garanties.
·
Les
modalités de remboursement.
2.
L’emprunt
obligataire :
Consiste en l’émission d’obligations auprès du public par
l’intermédiaire du système bancaire.
Ses caractéristiques :
·
Sa
valeur nominale.
·
Son
prix d’émission.
·
Son
prix de remboursement.
·
Son
taux d’intérêt.
3.
Le crédit
bail :
C’est un contrat de location portant sur un bien meuble ou
immeuble assorti d’une option d’achat à un prix fixé à l’avance.
a.
Crédit bail
mobilier :
Il porte sur les machines ou sur des véhicules, le contrat
prévoit :
·
La
durée de la période irrévocable.
·
Le
montant et la période irrévocable.
·
La
pouvoir de rachat.
b.
Le crédit bail
immobilier :
Il porte sur les immeubles à usage professionnel, ses
caractéristiques :
·
Longue
durée de contrat.
·
Indexation
des loyers et de la valeur résiduelle.
·
Pré-loyers.
c.
La cession
bail :
Opération qui consiste à céder des biens immobiliers ou des
biens d’équipement à une société de crédit bail qui en laisse la jouissance
sous la base d’un contrat de crédit bail.
Les
avantages du crédit bail :
o
Facilité
et rapidité d’obtention.
o
N’affecte
pas la capacité d’endettement.
o
Une
assurance contre le risque technique.
o Permet aux PME
rentables de financer leur développement (faible capacité d’endettement même
s’ils sont rentables).
Les
inconvénients du crédit bail :
o
Moyen
généralement plus coûteux.
o
Le
coût effectif du crédit bail = Loyers versés nets d’impôts + suppléments
d’impôts dû à la non comptabilisation des dotations des amortissements et la
valeur de rachat du bien.
III.
Le financement
par endettement à court terme.
1.
Les crédits
d’escompte :
L’escompte commercial permet de mobiliser les créances d’une
entreprise sur sa clientèle matérialisé par des effets de commerce. Il est donc
l’opération par laquelle la banque met à la disposition d’un porteur des effets
sur le montant de sa créance non échu diminué d’agios.
2.
Les crédits de
trésorerie :
Sont mis en place par les banques à la disposition des
entreprises, dans le BFE excède les possibilités du fonds de roulement. Par
exemple, facilités de caisse ou la découverte …
3.
Les crédits par
signature :
On distingue 3 formes d’interventions :
·
L’engagement
par un tiers ou signataire de l’effet qui se porte garant du paiement.
·
L’acceptation :
engagement donné dans le but de mobilisation du crédit.
·
La
caution : qui est un engagement pris à l’égard des créanciers qui l’acceptent,
de satisfaire à l’obligation du débiteur si celui-ci n’y satisfait pas
lui-même.
