2014-09-19

FINANCE DE L'ENTREPRISE




GÉNÉRALITÉS SUR LA FINANCE DE L’ENTREPRISE
Ø  Domaine de la finance de l’entreprise.
Ø  Circuit financier et création de la valeur.
Ø  L’importance du diagnostic financier.

                  I.            Domaine de la finance de l’entreprise :
La mondialisation des marchés de la concurrence, évolution des besoins et des habitudes de consommation, innovations technologiques, … Face à ces défis, l’entreprise doit adopter de façon régulière son mode d’organisation et d’action. La finance occupe actuellement une place centrale dans les différents aspects de la vie économique du fait que la plupart des décisions et des événements, vécus par tout agent économique, ont une traduction financière.
On parle, en général, de finance d’entreprise pour couvrir un ensemble de démarches et disciplines dont l’objet est le phénomène de finance. Autrement dit, sont sensées appartenir au domaine de la finance d’entreprise, toutes opérations et tâches liés d’une part à la levé des fonds nécessaires au développement de l’entreprise et d’autre part au centrale de la conformité de l’usage de ces fonds aux objectifs de l’entreprise.
Les axes prioritaires de la finance d’entreprise :
La communication pédagogique : Comprendre l’évolution et les attentes des marchés financiers (celle des actionnaires) et les faire partager.
·         La liaison entre stratégie et finance.
·         Un système de contrôle de gestion simple.
·         La gestion des risques financiers à moyen et à long terme.
La fonction financière au sein de l’entreprise est considérée comme l’appareil organisationnel chargé de la gestion financière.
Alors qu’est-ce que la gestion financière ?
« La gestion financière consiste en un certain nombre de décisions qui sont des décisions préstratégiques de politique financière et des choix d’investissement jusqu’à celles purement technique de gestion de trésorerie mais dans tout les cas la démarche financière est semblable, il s’agit d’améliorer la rentabilité de l’entreprise tout en contrôlant son risque.
Efficacité et Efficience :
·         L’efficacité implique la réalisation d’objectif.
·         L’efficience implique la réalisation de l’objectif mais à quel prix.
Diagnostic financier et diagnostic d’ensemble : diagnostic financier constitue un volet important du diagnostic d’ensemble.
·         Rôle d’information et de communication.
·         Comprendre l’évolution passée de l’entreprise.
·         Juger son potentiel de développement.
·         Contraintes majeurs de l’analyse financiers.
·         La maximisation de l’analyse financière.
·         Les préoccupations de la solvabilité.
Le raisonnement financier :
Son objectif est la création de la valeur et donc l’enrichissement des actionnaires. Ses dimensions : la rentabilité et le risque. Ces deux dimensions conditionnent l’ensemble des décisions financières.


                  I.            Les cycles financiers :
1.      Le cycle d’investissement :
L’investissement est toutes dépenses qui conduisent à l’acquisition ou à la création d’un actif en vue de créer de la valeur.
Le cycle d’investissement désigne toutes les opérations relatives à l’acquisition ou à la création de moyens ou de produits corporels, incorporels ou financiers. Il englobe également les moyens d’exploitation qui sont accessoires à l’investissement principal. Le cycle d’investissement est par définition un cycle long.
2.      Le cycle de financement :
Il correspond aux opérations de financement du cycle d’investissement.
La décision d’augmenter le capital ou de contracter un emprunt fixe la structure de financement de l’entreprise pour plusieurs années, il s’agit donc de ressources stables.
Les ressources et les emplois longs sont qualifiés d’acycliques. En réalité, ce n’est vrai que dans le court terme. Le financement et l’investissement sont soumis à des cycles mais il s’agit de cycle de longue durée.

LES DÉCISIONS D’INVESTISSEMENT DANS L’ENTREPRISE
La politique de croissance et de la continuité de l’entreprise repose sur l’acquisition du capital fixe de production et de commercialisation ce qui se traduit financièrement par l’affection des ressources à des emplois à long terme. La décision d’investir ou d’immobiliser des capitaux à long terme est une décision importante se caractérisant par un manque de flexibilité.
L’investissement engage l’entreprise sur une long période, la plupart des décisions d’investissement sont irréversibles. La décision d’investissement influence et détermine, dans une large mesure, la classe de risque et la rentabilité de l’entreprise.
Dans ce contente, le gestionnaire doit optimiser l’utilisation des ressources de l’entreprise de façon à n’accepter que les projets qui sont susceptibles d’augmenter la valeur de l’entreprise et par conséquent contribuer à maximiser la richesse des actionnaires.
                  I.            Les différents types d’investissement :
L’investissement c’est « l’échange d’une somme d’argent présente et certaine contre l’espérance des revenus futurs étalés dans le temps ».
Différentes catégories peuvent être distinguées en fonction de la nature ou l’objet lié à la nature de l’entreprise.
Selon l’objet, on peut distinguer quelques catégories :
Les investissements de remplacement : sont destinés à renouveler les actifs productifs usés ou obsolètes afin de maintenir le potentiel productif de l’entreprise.
Les investissements d’expansion (croissance) : qui permettent à l’entreprise d’accroître la capacité de production et de commercialisation des produits existants.
L’investissement de productivité : les investissements de productivité visent à réduire les coûts unitaires ou à augmenter les niveaux de production, ils se combinent généralement avec l’investissement de remplacement.
L’investissement stratégique : à caractère défensif ou offensif.
Selon la nature, on distingue :
L’investissement commercial : il comprend tout ce qui concoure au positionnement de produit ainsi que dans le développement de ses ventes.
L’investissement financier : concerne l’acquisition des titres financiers afin d’obtenir un revenu.
L’investissement immatériel : comprend essentiellement les dépenses en capital humain et les dépenses liées à la recherche et au développement.
Selon l’échelonnement des flux financiers :
o   Point input / Point output.
o   Continuous input / Point output.
o   Point input / Continuous output.
o   Continuous input / Continuous output.

                II.            Les étapes de la décision d’investissement :
L’investissement est un processus décisionnel qui se déroule en plusieurs étapes :
1.      La conception du projet :
C’est une étape intellectuelle, une réflexion sur l’entreprise, son environnement, ses objectifs et ses résultats qui appellent à prendre conscience d’un problème et à proposer des solutions.
La créativité, l’imagination joue aussi un rôle essentiel de déclanchement de processus d’investissement en formulant un ensemble de proposition concernant la vente de produits nouveaux et de services originaux.
2.      La présélection :
Le bon sens, l’intuition et l’expérience restent à ce stade le meilleur moyen pour éliminer les propositions irréalisables ou non rentables.
3.      L’étude du projet présélectionné :
C’est l’étude de faisabilité, cette étape concerne toutes les fonctions et touts les services de l’entreprise.
a.      L’étude commerciale :
Elle est sans doute la plus importante, la rentabilité d’un projet est essentiellement fonction du chiffre d’affaires réalisé, il s’agit de déterminer le prix de vente possible, d’évaluer les quantités que l’entreprise peut écouler de définir la politique de distribution et de communication tout en tenant compte des contraintes internes et externes de l’entreprise.
b.      L’étude technico-économique :

·           Coût d’exploitation (charges fixes, charges variables, …).
·           Montant des investissements nécessaires.
·           Les besoins en personnel (qualification et le nombre).

c.       L’étude de personnel :
Consiste à prévoir les besoins en personnel ainsi que les plans de formation et les notifications éventuelles de l’organigramme existent.
d.      L’étude de financement :
Dans cette phase préparatoire à la prise de décision, les services financiers procèdent à l’examen de différentes sources de financement existantes et déterminent :
Ø  Le montant de l’autofinancement disponible.
Ø  Les possibilités de l’emprunt à long et moyen terme.
Ø  Le recoure éventuelle à l’augmentation du capital.
Ø  Le coût des capitaux.
Cette étude fixe les grandes options de financement, le plan définitif ne sera arrêté qu’après avoir sélectionner le projet qui sera réalisé.
4.      Sélection et financement :
Il y a lieu de choisir le projet qu’après étude, où se révèle le projet le plus rentable et celui le pus confort à la stratégie de l’entreprise.
5.      Réalisation, suivi, contrôle :
La décision d’investissement est prise, il est important de planifier en termes de temps la réalisation du projet ainsi que la date de lancement de l’activité. Un suivi étroit de la réalisation du projet est donc nécessaire.
              III.            Les paramètres déterminants de la décision d’investissement :

o   La dépense d’investissement «   ».
o   Les cash-flows prévisionnels.
o   Le taux d’actualisation.
o   La durée de vie.
o   La valeur résiduelle.

1.      La dépense d’investissement :
 : C’est le montant des dépenses que l’entreprise consacre à la réalisation d’un projet d’investissement. Il comprend :
·         Les frais d’étude et de recherche technique et commerciale.
·         Les frais de formation personnelle.
·         Le coût total d’acquisition des immobilisations corporelles.
·         Le coût d’acquisition des immobilisations incorporelles.
·         Le besoin de financement d’exploitation (BFE) induit par investissement.
a.      Les problèmes posés pour l’évaluation du Capital :
1)      Les aspects fiscaux :
Les dépenses d’investissement inscrites dans le compte de résultats réduisant la base imposable et permettent donc de réaliser une économie d’impôt sur les bénéfices.
2)      Le coût d’opportunité :
Pour certains projets d’investissement, l’entreprise peut utiliser une immobilisation déjà existante dans le patrimoine de l’entreprise (exemple : construire un locale sur un terrain qui appartient déjà à l’entreprise). Ca sera une erreur de compter pour 0 DH les actifs nécessaires à la réalisation de cet investissement même en l’absence de sortie de fond, ce qui reviendra à sous-estimer le capital investi et donc à surévaluer la rentabilité prévisionnel.
Il faut se relancer à vendre le terrain par exemple et de l’utiliser pour la construction de locale. L’entreprise refuse immédiatement une liquidité immédiate contre un revenu futur c’est le coût d’opportunité.
2.      Les cash-flows prévisionnels (C.F)
Les cash-flows prévisionnels correspondent au flux de trésorerie net engendré chaque année par l’exploitation du projet, leur détermination se fait au niveau du compte de produits et charges prévisionnels.
·         La synthèse des flux :
3.      Le taux d’actualisation :
L’actualisation permet de transformer en DH d’aujourd’hui les différents flux monétaires du projet et les rendre comparables.
Le taux d’actualisation correspond au taux choisi par l’investisseur, ce taux peut être rapproché par un coût d’opportunité du capital ou par le coût majeur pondéré du capital utilisé par l’entreprise.
4.      La durée de vie :
La durée de vie économique de l’investissement est la période pendant laquelle l’investissement permettra d’obtenir des revenus.
5.      La valeur résiduelle :
La valeur finale à la fin de la durée de vie économique des différents éléments investis lors de la réalisation du projet. C’est un revenu supplémentaire qui s’ajoute au cash-flow de la dernière année.
LES CRITÈRES DE CHOIX D’UN PROJET D’INVESTISSEMENT
La notion des cash-flows :
o   Le délai de récupération.
o   La valeur actuelle nette.
o   Le taux de rendement interne.
o   L’indice de profitabilité.

                  I.            Le délai de récupération D.R :
Le délai de récupération est le temps nécessaire pour que l’entreprise récupère l’investissement initial grâce aux rentrées nettes de trésorerie résultats du projet.
Il se calcule à travers le cumul des cash-flows actualisés annuelles dégagés par l’investissement jusqu’à ce que le résultat devienne supérieur ou égale au capital investi.
Plus le délai de récupération est court, plus l’investissement est intéressant. Donc le critère de délai de récupération est bien adopté pour le choix d’un projet quand il est difficile de faire les prévisions à plus de 3 ou 4 ans.
En règle générale, il vaut mieux ne pas utiliser uniquement le critère de délai de récupération qui ne donne pas une mesure de la rentabilité des projets.
                II.            La valeur actuelle nette (VAN) :
La valeur actuelle nette correspond à l’excédent des cash-flows actualisés sur le montant du capital investi.
§  D₀ : Dépenses d’investissement.
§  CF : Cash-flows annuel à la date « t ».
§  r : Taux d’actualisation.
§  n : La durée de vie.
Si la valeur actuelle nette est positive, cela n’implique que le projet est rentable parce que :
o  La dépense d’investissement est récupérée par les flux de revenu.
o  Ces mêmes flux permettent la rémunération du capital investi au taux « r » (taux d’actualisation).
o  Il reste un surplus appelé VAN (valeur actuelle nette) qui revient à l’entreprise et donc un investissement est d’autant plus intéressant que sa VAN est plus grande.
              III.            Indice de profitabilité (IP) :
L’indice de profitabilité mesure la rentabilité des cash-flows actualisés par rapport à la dépense d’investissement réalisée.
Il mesure l’avantage induit par un délai de récupération (DR) de capital investi.
Pour qu’un investissement soit acceptable, il faut que son indice de profitabilité (IP) soit supérieur à 1.
Plus l’indice est grand, plus l’investissement est important.
             IV.            Le taux de rentabilité interne (TRI) :
Le taux rentabilité interne est le taux « r » qui rend la valeur actuelle des cash-flows égale à celle de la dépense d’investissement.
Le taux de rentabilité interne est déterminé par itération successif qui consiste à choisir un taux et à calculer la valeur actuelle nette (VAN). Si celle-ci est positive, on augmente le taux pris, et on calcule une autre VAN négative de façon à déterminer le TRI par interpolation qui est égale au taux pour lequel la VAN est nulle.
Exercice 1 :
Soit  un projet d’investissement de 10.000 DH permettant d’obtenir des cash-flows de :
·         Année 1 : 3.000 DH
·         Année 2 : 4.000 DH
·         Année 3 : 5.000 DH
·         Année 4 : 2.000 DH
Le taux d’actualisation est de 10%.
1)      Calculez la VAN.
2)      Calculez l’IP ?
Corrigé :
1)      La VAN est :
1)      L’IP est :
Exercice 2 :
Un investissement « X » de 150.000 DH dont la durée économique est de 4 ans, permet d’obtenir les cash-flows suivants :
·         Année 1 : 40.000 DH
·         Année 2 : 70.000 DH
·         Année 3 : 80.000 DH
·         Année 4 : 60.000 DH
Le taux d’actualisation est de 13%.
1)      Calculez la VAN  du projet.
2)      Le projet est-il acceptable à un taux de 20% ?
3)      Détermine le TRI de l’investissement.
Corrigé :
1)      La VAN  du projet est :
Le projet est donc rentable.
2)      Le projet est-il acceptable à un taux de 20% ?

Le projet est rentable à 20%.
3)      On calcule TRI par itération :
On calcule VAN au taux de 23%.
20%                 + 7.175
X                      0
23%                 - 2006
C’est le taux pour lequel la VAN est nulle. Pour que le projet soit acceptable, il faut que le taux de rentabilité minimum exigé par l’investisseur soit supérieur à 22,34%.
Exercice 3 :
Soit un projet d’investissement dont les caractéristiques sont :
·          Dépenses d’investissement : 180.000 DH
·          Cash-flows généré annuellement : 60.000 DH
·          Durée : 5 ans
Calculez le TRI de cet investissement et le comparez avec un autre projet dont les dépenses d’investissement est de 227.500 DH, les cash-flows sont de 70.000 DH et la durée de 5 ans.
Corrigé :
·         Projet 1 :
D’après la table financière (table 4) :
Dans la table 4, on cherche le TRI dont la durée est de 5 ans et la valeur actuelle est de 3.
D’après la table 4, le TRI est de 20%.
·         Projet 2 :
D’après la table 4, le TRI est de 16,25%.
Commentaire : le projet 1 sera retenu parce qu’il un taux supérieur à celui du projet 2.
Note : Le délai de récupération est calculé quand il y a une visibilité de cash-flows où l’entrepreneur veut récupérer son capital.
Exercice 4 :
Soit deux projets d’investissement dont le coût initial est identique 60 millions. Le cash-flow du projet 1 est de 20 millions pendant 4 ans. Le projet 2 est de 10 millions en année 1 et 2, 30 millions en année 3 et de 40 millions en année 4.
Comparez les deux projets en calculant le délai de récupération du Capital au taux 10% et au taux 20% et en calculant le TRI.
Corrigé :
Exercice 5 :
L’analyse d’un projet d’investissement comporte :
·      Des dépenses d’investissement de 10.000 DH engagé en totalité à la date « 0 » et amortissable en linéaire sur 5 ans.
·      Une variation de BFR négligeable.
·      Un chiffre d’affaires :
o   Année 1 : 1.000 DH
o   Année 2 : 1.100 DH
o   Année 3 : 1.210 DH
o   Année 4 : 1.331 DH
o   Année 5 : 1.464 DH
·      Des charges Variables de 60% du chiffre d’affaires.
·      Des charges fixes évaluées à 200 DH hors amortissement.
·      Une valeur résiduelle égale à 12,24 nette d’impôt.
·      Un taux de rentabilité minimum exigé de 10%.
·      Un taux d’impôt de 30%.

1)      Déterminez les cash-flows.
2)      Calculez la VAN et l’IP du projet.
Corrigé :
Éléments
1
2
3
4
5
Chiffre d’affaire
Charges fixes
Charges variables
Amortissement
1.000
200
600
200
1.100
200
660
200
1.210
200
726
200
1.331
200
798,6
200
1.464
200
878,4
200
Résultat avant l’impôt
- Impôt sur la société (IS)
0
0
40
12
84
25,2
132,6
39,72
185,6
55,68
Résultat net
0
28
58,8
92,68
129,92
Cash-flows
200
228
258,8
292,68
329,92
Cash-flows (5 année) = 329,92 + 12,24 = 342,16
Donc le projet n’est pas rentable parce qu’un dirham investi nous perdre 0,97 DH.

LA DECISION DE FINANCEMENT
Une fois le choix du projet d’investissement est effectué, il reste bien souvent pour l’entreprise à déterminer le meilleur mode de financement.
Les entreprises ont des possibilités nombreuses et variées pour se financer mais la connaissance, des caractéristiques des différentes possibilités de financement, est essentielle pour optimiser le couple rentabilité/risque.
Le choix définitif va ainsi porter sur le financement le moins coûteux en le tenant compte dans nos calculs de l’impact de la fiscalité.
Principales sources de financement :
        I.            Le financement par fonds propres :

w  L’autofinancement.
w  L’augmentation du Capital.

1.      L’autofinancement :
L’autofinancement présente le surplus monétaire généré par l’entreprise et conservé durablement pour assurer le financement de ses activités.
Le niveau de cette ressource est fonction de la CAF et de sa politique de dividendes.
L’autofinancement permet :
·         Le financement de l’actif économique (Ensemble des immobilisations + BFR).
·         Le remboursement de dettes financières.
·         D’accroître la capacité d’endettement.
·         Calcule de ratio de remboursement de la dette calculé d'après la CAF, plus la CAF est importante, plus le ratio est important.


L’autofinancement (n) = CAF (n) – Dividendes distribuées au cours de l’exercice (n)
Rappel : Le CAF nous permet de :
·         Rémunérer les associés.
·         Renouveler et accroître les investissements.
·         Rembourser les emprunts.
·         Financer l’accroissement du BFR.
·         Mesurer l’indépendance financière de l’entreprise.
Le CAF est la différence entre les produits encaissables et les charges décaissables.
CAF = résultat net + dotation de l’exercice (autres que celles relatives au actif et passif circulant de trésorerie) – reprise sur amortissement et sur provision (autres que celles relatives au actif et passif et à la trésorerie) + valeurs nettes d’amortissement des immobilisations cédées – produits de cession d’immobilisation.
Le CAF est un indicateur potentiel de la capacité de l’entreprise à générer des flux par sa propre activité, elle ne prend pas en compte les décalages financiers et les variations de stocks.
Le CAF est un flux de fonds et non un flux de trésorerie.
L’autofinancement est une ressource potentielle, ce n’est pas la trésorerie.
Deux composantes au sein de l’autofinancement :
o   L’autofinancement de maintien.
o   L’autofinancement de croissance.
L’autofinancement de maintien permet, de renouveler le potentiel de production c’est le rôle de l’amortissement, et de faire face au risque de dépréciation d’actif c’est le rôle des provisions.
L’autofinancement de croissance = l’autofinancement total – l’autofinancement de maintien
L’autofinancement de croissance permet de couvrir les besoins liés à l’expansion de l’entreprise (c’est le rôle des bénéfices misent en réserve).
2.      L’augmentation du Capital :
On a 4 procédés :
·         Par un rapport espèce.
·         Par des apports en nature.
·         Par incorporation des réserves.
·         Par transformation des dettes en Capital.

a.      Par un apport en numéraire :
Il revient à émettre de nouvelles actions contre un apport d’argent à l’entreprise.
Cette augmentation du Capital est accompagnée d’un droit de souscription préférentielle qui consiste à accorder aux anciens actionnaires une priorité pour souscrire de nouvelles émissions d’actions.
b.      Par des apports en nature :
Les apports en nature se traduisent par des apports soit d’actif immobilisé, soit d’actif circulant.
c.       Par incorporation des réserves :
Qui consiste à prélever dans les réserves pour accroître le Capital en échange l’actionnaire reçoit des actions gratuites et le porté de telles augmentations et de consolidation le Capital social.
d.      Par transformation des dettes en Capital :
Ce procédé fait passer le préteur d’un statut de créancier à un statut d’actionnaire, elle consolide en conséquence la structure financière et améliore la capacité d’endettement de l’entreprise.
      II.            Le financement par endettement à long terme :
1.      L’emprunt classique auprès des établissements de crédit :
Ses caractéristiques :
·         Le montant.
·         La durée.
·         Le taux d’intérêt.
·         Les garanties.
·         Les modalités de remboursement.

2.      L’emprunt obligataire :
Consiste en l’émission d’obligations auprès du public par l’intermédiaire du système bancaire.
Ses caractéristiques :
·         Sa valeur nominale.
·         Son prix d’émission.
·         Son prix de remboursement.
·         Son taux d’intérêt.

3.      Le crédit bail :
C’est un contrat de location portant sur un bien meuble ou immeuble assorti d’une option d’achat à un prix fixé à l’avance.
a.      Crédit bail mobilier :
Il porte sur les machines ou sur des véhicules, le contrat prévoit :
·         La durée de la période irrévocable.
·         Le montant et la période irrévocable.
·         La pouvoir de rachat.

b.      Le crédit bail immobilier :
Il porte sur les immeubles à usage professionnel, ses caractéristiques :
·         Longue durée de contrat.
·         Indexation des loyers et de la valeur résiduelle.
·         Pré-loyers.

c.       La cession bail :
Opération qui consiste à céder des biens immobiliers ou des biens d’équipement à une société de crédit bail qui en laisse la jouissance sous la base d’un contrat de crédit bail.
Les avantages du crédit bail :
o  Facilité et rapidité d’obtention.
o  N’affecte pas la capacité d’endettement.
o  Une assurance contre le risque technique.
o  Permet aux PME rentables de financer leur développement (faible capacité d’endettement même s’ils sont rentables).
Les inconvénients du crédit bail :
o  Moyen généralement plus coûteux.
o  Le coût effectif du crédit bail = Loyers versés nets d’impôts + suppléments d’impôts dû à la non comptabilisation des dotations des amortissements et la valeur de rachat du bien.

    III.            Le financement par endettement à court terme.
1.      Les crédits d’escompte :
L’escompte commercial permet de mobiliser les créances d’une entreprise sur sa clientèle matérialisé par des effets de commerce. Il est donc l’opération par laquelle la banque met à la disposition d’un porteur des effets sur le montant de sa créance non échu diminué d’agios.
2.      Les crédits de trésorerie :
Sont mis en place par les banques à la disposition des entreprises, dans le BFE excède les possibilités du fonds de roulement. Par exemple, facilités de caisse ou la découverte …
3.      Les crédits par signature :
On distingue 3 formes d’interventions :
·      L’engagement par un tiers ou signataire de l’effet qui se porte garant du paiement.
·      L’acceptation : engagement donné dans le but de mobilisation du crédit.
·      La caution : qui est un engagement pris à l’égard des créanciers qui l’acceptent, de satisfaire à l’obligation du débiteur si celui-ci n’y satisfait pas lui-même.