INTRODUCTION AU CONTRÔLE DE
GESTION
I.
DÉFINITION DU CONTRÔLE DE LA GESTION :
1.
DÉFINITION DU CONTRÔLE :
Le contrôle a pour mission
d’assurer la conformité entre les résultats des activités et les objectifs de
l’organisation.
Le contrôle a deux rôles :
·
Actif : Dans la mesure où des actions de
correction sont prises avant que les conséquences de certaines décisions aient
pu se faire sentir.
·
Réactif : Lorsque les résultats sont connues
et définitifs et que la correction ne peut porter que sur de nouvelles
opérations.
2.
DEFINITION DU CONTRÔLE DE GESTION :
Le contrôle
de gestion est défini comme le processus par lequel le dirigeant s’assure que
les ressources sont obtenues et utilisées avec efficacité et efficience pour
réaliser les objectifs de l’organisation.
D’une
manière générale, le contrôle de gestion est un processus destiné à motiver les
responsables et à les inciter à exécuter des activités contribuant à l’atteinte
des objectifs de l’organisation.
3.
PROCESSUS DU CONTROLE DE GESTION :
Le caractère
dynamique du contrôle de gestion souligne les étapes suivantes :
i.
Fixation des objectifs.
ii.
Planification budgets.
iii.
Mise en œuvre.
iv.
Suivi des réalisations.
v.
Analyse des résultats.
vi.
Prises d’actions
correctives.
Le
processus de contrôle de gestion s’inscrit dans la stratégie de l’entreprise,
cette stratégie est définie en fonction des objectifs fondamentaux de
l’entreprise, en fonction des opportunités et des contraintes de
l’environnement, des moyens, des potentiels, et des contraintes externes.
4.
OBJECTIFS DU CONTRÔLE DE GESTION :
Le contrôle
de gestion ne peut se comprendre que dans une entreprise finalisée qui a des
buts et dans laquelle un processus de fixation d’objectifs a été mis en place
au niveau des individus.
5.
INCITATION DU CONTROLE DE GESTION :
Le contrôle
de gestion incite à :
·
Accroître la motivation des
responsables à travers un système de sanction/récompense de nature financière
ou autre.
·
Créer davantage de
convergence de buts dans les organisations.
6.
LA FONCTION DU CONTROLE DE GESTION :
La fonction
du contrôle de gestion est mal connue. Cette fonction essentiel dans
l’organigramme des petites entreprises car elle offre aux décideurs les moyens
de comprendre la réalité, de s’y adapter et de se préparer au futur.
7.
LE SYSTEME DU CONTRÔLE DE GESTION :
Le contrôle
de gestion apparaît comme un système de régulation des comportements des
individus et des groupes dont les actions influencent la vie et les choix de
l’organisation. Il s’appuie sur :
· Des objectifs précis à atteindre sur la période après avoir
évalué les conséquences des choix.
· Les ressources déjà mobilisées ou à mobiliser sur cette
période : techniques, humaines, financières, …
·
Les performances visées ou
résultant des actions lancées.
Le contrôle
de gestion ajuste :
· Les ressources aux objectifs en décomposant les objectifs en
sous objectifs pour affecter les ressources.
· Les ressources aux performances en tentant de résoudre le
problème de productivité de qualité …
· Les performances aux objectifs pour apprécier l’efficacité
des actions.
8.
OUTILS DU CONTRÔLE DE GESTION :
Le contrôle
de gestion englobe de nombreux outils de gestion :
· L’analyse des coûts.
· L’analyse des écarts.
· L’analyse des budgets et des plans.
· L’élaboration du tableau de bord.
· L’analyse de la valeur.
· Le contrôle de la qualité.
· L’analyse et la répartition du surplus …
9.
AVANTAGES DU CONTROLE DE GESTION :
Le contrôle
de gestion apporte une meilleure compréhension :
·
Aux problèmes que
l’entreprise rencontre ou qu’elle est susceptible de rencontrer en préparant
les informations nécessaires à son pilotage et en évaluant les risques en
courus.
·
Aux comportements des
acteurs pour mieux les influencer par la mise en place d’un ensemble cohérent
de règles de conduite et de normes afin de limiter les risques de non
performance.
II.
LA PLACE DU CONTROLE DE GESTION DANS L’ORGANIGRAMME :
Il existe
deux cas :
·
Une position fonctionnelle.
·
Une position d’état-major.
1.
UNE POSITION FONCTIONNELLE :
Le
contrôleur de gestion est rattaché à une direction fonctionnelle
administrative :
La mission
du contrôleur de gestion est la comptabilité générale et ne coïncide pas avec
la définition actuelle du contrôle de gestion.
2.
UNE POSITION D’ETAT-MAJOR :
Le contrôle
de gestion occupe une place de « staff » ou d’état-major disposant
non pas d’une autorité hiérarchique mais d’une autorité de spécialité.
Le
contrôleur de gestion intervient :
·
Dans le processus de
planification stratégique.
·
Dans le processus de
mobilisation et d’animation des acteurs.
·
Dans la prise de décision s
à long terme : choix d’investissements, partenariat.
3.
L’ORGANISATION DE SERVICE DU CONTROLE DE GESTION :
Les Tableaux de Bord :
sont des documents de synthèse où sont rassemblés des indicateurs permettant
d’évaluer les paramètres de mesure.
Reporting : est
lié au système de fixation des objectifs. Le système de planification fixe des
objectifs spécifiques à chaque manager pour une période de temps donné. Il a
pour mission principale l’information de la hiérarchie sur l’état et
l’évolution des unités décentralisées. Il permet de rendre compte des résultats
des activités déléguées.
4.
APPROCHES DE PLACEMENT DU CONTROLE DE GESTION :
a.
UNE APPROCHE CLASSIQUE :
Selon cette
approche, l’entreprise doit être régulée de manière interne par la maîtrise des
problèmes organisationnels et de gestion, et de manière externe par la maîtrise
de l’adaptation à l’environnement. La fonction du contrôle de gestion a la
responsabilité de concevoir et de faire vivre ce système d’information et
d’alerte. Le contrôle de gestion espère disposer d’une information suffisante
pour associer le résultat à son responsable.
b.
UNE APPROCHE DECENTRALISATRICE :
Selon cette
approche, la décentralisation est nécessaire pour s’adapter réagir vite et
mieux motiver.
5.
LA MISSION DU CONTROLE DE GESTION ET LA TAILLE DE
L’ORGANISATION :
Dans les
PME, le contrôle de gestion est assuré en même temps que d’autres fonctions
comme la comptabilité, les finances, l’administration ou l’informatique.
Dans les
grandes organisations, la fonction est plus élargie et spécialisée.
III.
LE CONTROLEUR DE GESTION :
1.
LA MISSION DU CONTROLEUR DE GESTION :
Le
contrôleur de gestion est un responsable du système d’information de gestion de
l’entreprise. Il devient alors :
·
Le récepteur du système d’information et a pour
tâches :
Ø La définition et la qualification des centres de
responsabilité.
Ø La construction du réseau analytique d’information.
Ø L’établissement des standards et leur révision.
Ø La construction de l’articulation budgétaire.
Ø L’élaboration des tableaux de bord et des indicateurs de
performances.
·
Le gestionnaire du système d’information et assure
la coordination et la circulation des informations.
·
L’animateur du système d’information et remplit
des missions :
Ø D’information et de communication auprès des décideurs de
l’entreprise.
Ø De conseil auprès des responsables de centre.
Ø De participation à la gestion des conflits entre les unités.
2.
LE PROFIL DU CONTROLEUR DE GESTION :
Puisque les
profils demandés dans les annonces sont longue et utopique, certaines qualités
peuvent être raisonnablement exigées et appréciées :
·
Qualités professionnelles : Jeunesse,
disposition de 3 à 5 années d’expérience.
· Bonne culture
technologique : Compréhension des processus productifs et
distributifs.
· Capacité
d’observation : Construction d’un réseau analytique, identification
des facteurs de coût.
· Empathie : La capacité
d’un individu à se mettre à la place d’un autre, l’imagination des effets et
des comportements liés à l’introduction d’un indicateur de performance pour un
acteur.
· Dialogue :
Discussion avec les acteurs des différentes fonctions.
· Pédagogie : La présentation
des tableaux de bord sous forme synoptique, précision des travaux de calcul de
coût.
·
Discrétion : Confidentialité concernant
le système d’information et le traitement des éléments.
Dans la
pratique, on peut identifier quelques qualités très déterminantes des rôles
assignés aux contrôleurs de gestion :
· Maîtriser le cœur du métier en termes d’informations.
· Posséder les capacités relationnelles adéquates à l’animation
des procédures et à l’assistance du manager.
·
Contribuer à transformer
l’entreprise.
Aujourd’hui,
le contrôleur de gestion a pour rôle le contrôle au service de la stratégie. On
parle du contrôleur de gestion stratégique qui garantie l’allocation
rationnelle des ressources et la création de valeur qui se trouve au fond de la
stratégie de l’entreprise.
Le
contrôleur de gestion stratégique a une fonction de couplage de l’organisation
avec l’environnement et de s’assurer que la stratégie choisie est mise en œuvre
d’une façon pertinente dans le but de réaliser les finalités de l’entreprise. Donc,
le contrôleur de gestion stratégique a pour métier la gestion prévisionnelle
IV.
LES DIFFICULTES DU CONTROLE DE GESTION :
1.
PRINCIPAUX CRITERES DE REUSSITE DU CONTROLE DE
GESTION :
L’efficacité
du contrôle de gestion, dans une entreprise, exige de :
·
Connaître le fonctionnement interne de l’organisation.
· Anticiper
sur l’évolution de son environnement en intégrant les dimensions spatiales et
temporelles.
· Evaluer
toutes les combinaisons possibles entre ses ressources actuelles et ses
ressources potentielles en vue d’atteindre les objectifs stratégiques.
· Formaliser
certaines pratiques pour favoriser le suivi, l’évaluation et les corrections.
· Disposer
d’un langage concret, d’un cadre contractuel et d’une discipline d’exécution
pour que chaque utilisateur comprenne ce qui lui est demandé et ce que font les
autres.
· S’Appuyer sur les hommes de terrain et œuvrer
pour que le changement quotidien qu’il impulse évite les freins culturels et
favorise le fonctionnement en réseau et en équipe.
2.
LES OBSTACLES A LA MISE EN ŒUVRE DU CONTROLE DE
GESTION :
Le
contrôleur de gestion se heurte fréquemment à :
· La tentation de la direction générale :
o
De vouloir piloter toutes
les dimensions de la stratégie.
o
De demander au contrôle de
gestion de tout contrôler.
· Des structures arbitraires de l’organisation en centre
de responsabilité dont les échanges :
o
Reposent sur des relations
bilatérales introduisant des marges de manœuvre et des gaspillages.
o
Rendent mal compte des
transversalités et ignorent l’effet réseau.
o
Rendent impossible l’affectation
d’une marge ou d’un dysfonctionnement sur une opération à laquelle ont
participé plusieurs entité.
· Des conditions d’exercice insatisfaisantes, des impératifs contradictoires :
o
Les objectifs ne sont pas
clairement définis.
o
L’activité ne se répète pas
suffisamment pour capitaliser une expérience.
o
Les prévisions et la mesure
de rat de nombreux rat sont peu fiables.
o
Il faut orienter les
pratiques tout en laissant de l’autonomie aux acteurs.
o
Il n’est pas aisé d’isoler
le lieu et l’instant de la décision de définir la meilleure solution.*
3.
LES DIFFICULTES POUR APPREHENDER LA PERFORMANCE
DE L’ORGANISATION :
Le contrôle
de gestion éprouve une grande difficulté à mettre en place les indicateurs
pertinents pour compter la performance dans toutes ses dimensions.
Mesurer la
performance intrinsèque impose une réflexion collective préalable pour définir
ce qu’on entend par performance et conduit à :
· Pratiquer des comparaisons entre des périodes déterminées ou
des concurrents.
·
Utiliser un ensemble stable
d’indicateurs synthétiques de performance avec une pondération et des
caractéristiques quantifiables.
Il convient
de ne pas confondre :
· Les performances apparentes et les performances réelles.
· Les performances individuelles et celles d’une équipe de
l’organisation.
· Les performances à un instant donné et son évolution dans le
temps.
V.
AUTRES FORMES DE CONTROLE :
1.
LES CONTROLES A POSTERIORI :
Le contrôle assimilé à une vérification,
intervient lorsque la tâche est accomplie. Il consiste à vérifier que les
résultats sont conformes aux objectifs ou aux standards.
Le contrôle budgétaire grâce
auquel ou mesure périodiquement les écarts entre les prévisions et les
réalisations, aide aussi à s’assurer que les performances obtenus ne
s’éloignent pas des chiffres initialement fixés dans les plans.
Dans les
programmes et les budgets de même les
contrôles statistiques de conformité se classent parmi ce type d’outils.
Une telle
forme de contrôle après l’action convient bien aux opérations qui se répètent
fréquemment. Elle s’applique aussi aux opérations non répétitives, à des
projets uniques à partir du moment où le déroulement des tâches est prévu avec
précision.
Le contrôle
de la stratégie convient à la tactique lorsqu’il s’agit d’en apprécier les
résultats.
2.
LE CONTROLE DE GESTION ET LES AUTRES FORMES DE
CONTROLE :
Le contrôle
de gestion coexiste et en interaction avec d’autres mécanismes de
régulation :
·
Contrôle interne.
·
Audit interne.
·
Contrôle d’exécution.
·
Audit opérationnel.
·
Contrôle STR.
·
Etc.
L’audit
vient du mot anglais « to audit » ce qui signifie : vérifier,
contrôler et surveiller. Avec le temps, ce mot a pris le sens de diagnostic, de
conseil et d’apport de service divers aux organigrammes. Ainsi, l’audit
recouvre un champ très large d’activités.
3.
CONTROLE D’AUDIT INTERNE :
a.
CONTROLE INTERNE :
Le contrôle
interne est un processus plus global mis en œuvre et supervisé par la direction
générale pour conserver la maîtrise de l’organigramme. Il est ainsi chargé de
mettre en place toutes les sécurités nécessaires à fin que :
· Les décisions prises pour assurer les meilleures performances
à l’organisation soient correctement appliquées.
· Les comportements de tous ses membres soient conformes aux
procédures formalisées ou aux principes admis, aux lois et réglementation en
vigueur, et aillent bien dans le sens des objectifs stratégiques.
· La protection du patrimoine et la qualité de l’information
soient garanties.
· Les conditions pour la flexibilité et la réaction soient
réunies en permanence pour assurer la qualité maximale aux prestations fournies
en interne comme en externe.
b.
AUDIT INTERNE :
L’audit
interne contrôle le processus de contrôle interne, c’est-à-dire le processus
qui conditionne la qualité des prestations de l’organigramme. Il s’interroge
sur son efficience et sa fiabilité, sur son aptitude à détecter et corriger les
dysfonctionnements, à couvrir la totalité des opérations et à assurer leur
cohérence.
Il est
réalisé pour le compte des dirigeants par un service audit interne spécifique
qui ne communiquent leurs informations qu’à leurs dirigeants. Un auditeur
interne a pour mission :
·
D’analyser les procédures de
contrôle en place, leur application, leur adéquation aux objectifs.
· D’observer et écouter le personnel.
· De relever les incohérences et les faiblesses de la pratique.
· De s’appuyer sur un questionnaire de contrôle interne.
·
De tester le mode
d’application des procédures et leur efficacité.
L’audit
interne des états comptables et financiers est le plus fréquent.
CONCLUSION
Le
contrôleur de gestion doit être un conseiller ou un animateur afin de
transmettre rapidement aux responsables et aux opérationnels les informations
utiles à leurs décisions et à leurs engagements dans des actions correctives.
Les
responsables et les contrôleurs de gestion doivent travailler en concertation
pour faire du contrôle de gestion comme un instrument utile et motivant et non
pas comme un système de contrôle et de pénalisation.

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